Maison-Blanche

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(Redirigé depuis The White House)

La Maison-Blanche[1] (en anglais : The White House) est la résidence officielle et le bureau du président des États-Unis. Elle se situe au 1600, Pennsylvania Avenue NW à Washington D.C. Le bâtiment en grès d'Aquia Creek et peint en blanc, construit entre 1792 et 1800, s'inspire du style géorgien. Il est le lieu de résidence, de travail et de réception de tous les présidents américains depuis John Adams, deuxième président des États-Unis, qui y entre en 1800.

L'expression « Maison-Blanche » est souvent employée pour désigner, par métonymie, l'administration du président. Elle est le symbole du pouvoir exécutif et de la puissance politique américaine. Son actuel résident est Joe Biden, 46e président des États-Unis.

De son inauguration en 1800 à l'année 1942, la demeure subie de nombreuses modifications : des reconstructions à la suite d'incendies (1814 et 1929[2]), de réaménagements fonctionnels par les présidents successifs ou d'extensions avec notamment la construction de l'aile ouest en 1901 et de l'aile est en 1942. À partir de cette date, si l'on excepte la modernisation des installations et la construction de quelques aménagements de sécurité ou de loisir (piscine, terrain de golf et jardins notamment), l'aspect de la Maison-Blanche n'évolue pratiquement plus. Son emprise au sol s'agrandit avec le temps avec l'adjonction, au sud, de jardins situés dans un espace autrefois public. Aujourd'hui, le complexe de la Maison-Blanche comprend la résidence présidentielle (Executive Residence, le bâtiment central historique dans lequel la famille présidentielle réside et où se tiennent un certain nombre de réceptions officielles et quelques réunions), l'aile Ouest (où se trouvent les bureaux de l'administration présidentielle, dont le Bureau ovale, la Cabinet Room et la Roosevelt Room) et l'aile Est (où se trouvent le bureau de la First Lady et le secrétariat social de la Maison-Blanche), ainsi que le Old Executive Office Building, grand bâtiment situé juste en face de l'aile Ouest et qui abrite des bureaux de l'administration présidentielle et le bureau du vice-président des États-Unis. Le complexe inclut également un jardin au nord donnant sur Pennsylvania Avenue et un parc au sud sur lequel se pose l'hélicoptère présidentiel Marine One.

La Maison-Blanche et ses jardins font partie d'un plus grand ensemble, le parc du Président (President's Park) qui comprend aussi le Lafayette Square au nord, de l'autre côté de Pennsylvania Avenue, et l'Ellipse au sud. Ces deux espaces, ouverts au public, sont gérés par le National Park Service.

Histoire

Premières résidences officielles

Vue générale de la Maison-Blanche avec la résidence exécutive au centre face à la pelouse sud, l'aile Ouest à gauche (avec le bureau ovale au toit blanc de la même forme) et l'aile Est à droite, toutes deux reliées par des colonnades (toiture rouge) au bâtiment principal. Le Old Executive Office Building sur l'extrême gauche et le parc Lafayette en haut séparée du jardin nord de la Maison-Blanche par la Pennsylvania Avenue.

Après son investiture en , le président George Washington occupe deux hôtels particuliers à New York : le Samuel Osgood mansion au 3 Cherry Street (d' à ) et l'Alexander Macomb mansion au 39-41 Broadway (de février à ). Une loi fédérale datant de , le Residence Act, désigne la ville de Philadelphie comme capitale provisoire pour une période de dix ans. Ce délai correspond au temps nécessaire à la construction de la nouvelle capitale fédérale : Washington. La ville de Philadelphie loue alors l'hôtel particulier de Robert Morris, au 190 High Street (aujourd'hui le 524-30 Market Street), pour devenir la résidence officielle du président Washington. À la même époque, l'État de Pennsylvanie construit un palais présidentiel à quelques pâté de maisons de là dans l'espoir que Philadelphie soit finalement désignée comme capitale fédérale permanente. George Washington occupe l'hôtel de Market Street de à , en y apportant des modifications qui influenceront le style de la future Maison-Blanche. Le président Adams décide également d'occuper cet hôtel après avoir refusé de s'installer au palais présidentiel (acheté in fine par l'université de Pennsylvanie).

Concours architectural

La nouvelle capitale de la jeune République est située sur un terrain cédé par les États de Virginie et du Maryland. Ces derniers transférèrent la propriété du terrain au gouvernement fédéral à la suite du compromis conclu avec le président George Washington. Le Congrès chargea les commissaires du District de Columbia de construire la nouvelle ville sous la direction du président. L'architecte de la Maison-Blanche fut choisi lors d'un concours qui opposa neuf propositions, dont une fut soumise anonymement par Thomas Jefferson[3]. Le président Washington se rendit sur place le pour prendre sa décision, avec l'urbaniste Pierre Charles L'Enfant[4]. Selon les registres, le passage en revue des différents projets et la sélection du finaliste furent très brefs. Le choix s'est porté sur le projet de James Hoban, un Irlandais de Charleston[5]. La majorité des autres projets architecturaux étaient maladroits et naïfs. Washington n'était pas tout à fait satisfait par l'uvre originale d'Hoban, car il trouvait que le bâtiment était trop petit, manquait d'ornements et ne serait pas digne d'un chef d'État. Sur ses recommandations, la maison fut agrandie de près de 30 % et il fut ajouté un grand hall de réception, l'actuelle East Room. La construction de cette dernière est probablement inspirée de la grande salle de réception de Mount Vernon.

Influences architecturales

Dessin de Andrea Palladio - Projet pour Francesco et Lodovico de Trissini - Extrait du livre : I quattro libri dell'architettura - Publié en 1570
Leinster House à Dublin.

Le bâtiment est d'inspiration classique dont les sources pourraient se chercher de façon directe ou indirecte chez l'architecte romain Vitruve ou encore chez Andrea Palladio, architecte italien de la Renaissance qui eut une influence considérable sur toute l'architecture occidentale. Le bâtiment dessiné par Hoban est largement inspiré des deux premiers étages de Leinster House[6], un palais ducal situé à Dublin et qui est désormais le siège de la Chambre basse du Parlement irlandais[7]. Beaucoup d'autres bastides irlandaises de l'époque georgienne ont été désignées comme sources probables d'inspiration pour la façade sud en arc de cercle, ou encore, pour des détails d'intérieur comme les anciennes niches de la Blue Room. Bien qu'il n'existe aucun document prouvant ces influences, ils sont officiellement cités dans le guide de la Maison-Blanche et dans des publications de l'Association historique de la Maison-Blanche.

Le premier guide officiel de la Maison-Blanche, publié en 1962, suggère un lien entre le plan d'Hoban pour le portique sud, et le château de Rastignac, une demeure néoclassique située à La Bachellerie, en Dordogne. Cette bâtisse fut construite entre 1812 et 1817, sur les bases des plans antérieurs de la Maison carrée d'Arlac, dans la banlieue de Bordeaux (1785-1789)[8]. Le lien entre les deux bâtiments a été contesté par le fait qu'Hoban n'a jamais visité la France. Cependant, il est avéré que Thomas Jefferson a visité l'École spéciale d'architecture de Bordeaux en 1789 où il vit les croquis de Mathurin Salat, l'architecte du château de Rastignac[9]. À son retour aux États-Unis, il partagea sa découverte avec Washington, Hoban, Monroe et Benjamin Henry Latrobe[10].

Il faut également songer à l'hôtel de Salm, construit de 1782 à 1787 à Paris par l'architecte Pierre Rousseau, qui est l'actuel Palais de la Légion d'honneur, et que Thomas Jefferson avait connu lorsqu'il était ambassadeur à Paris.

Construction

La construction commença avec la pose de la première pierre le , bien qu'il n'y ait eu aucune cérémonie officielle[11],[6]. Le journal tenu par le commissaire chargé de la construction du District de Columbia relate ainsi que les fondations ont été réalisées par des esclaves et The White House Historical Association note que la proximité des deux États esclavagistes de Virginie et du Maryland a « influencé le choix de travailleurs » dans cette région alors peu peuplée et que les responsables de la construction « se sont tournés vers les Afro-Américains, esclaves ou libres, pour composer la principale force de travail ayant construit la Maison-Blanche, le Capitole, et d'autres bâtiments gouvernementaux »[12],[13]. Une grande partie du travail sur la maison a été exécuté par des immigrants européens qui, pour la majeure partie d'entre eux, ne possédaient pas encore la nationalité américaine[13]. Les murs de grès ont été érigés par des immigrants écossais, tout comme la rose en haut-relief et les guirlandes qui surplombent l'entrée nord[14]. Quant aux briques et aux plâtreries, elles ont été réalisées par des immigrants irlandais et italiens.

La construction initiale s'est étalée sur huit années pour un coût de 232 371,83 dollars américains (ce qui correspondrait à environ 2,4 millions de dollars, en valeur de 2005). La Maison-Blanche accueillit son premier locataire, le président John Adams dès le [6], alors que la construction n'était pas encore achevée[15],[16]. Une fois les travaux terminés, le grès poreux fut enduit d'un mélange de chaux, de colle, de caséine et de plomb, pour donner finalement au bâtiment sa couleur et son nom[17].

Appellation

À l'origine, la demeure était appelée « palais présidentiel » ou « manoir présidentiel »[18]. L'épouse du président Madison, Dolley Madison, l'appelait le « château du président ». La première apparition du terme de «Maison-Blanche» apparaît en 1811[19]. Durant la guerre de 1812, le bâtiment fut partiellement détruit par des incendies, et un mythe voit l'origine de l'appellation «Maison blanche» dans la peinture blanche utilisée pour la reconstruction. Le nom de « Manoir exécutif » fut souvent employé dans des contextes officiels jusqu'à ce que le président Theodore Roosevelt établisse le nom formel en 1901 en faisant figurer « Maison-Blanche-Washington » sur l'en-tête de son papier à lettres[20],[21]. Grand communicateur, il désirait en effet créer une « marque » forte. Le président Franklin Roosevelt le modifia par la suite en « La Maison-Blanche » avec l'inscription « Washington » centrée en dessous[21]. Cette convention perdure encore aujourd'hui[22].

Bien qu'elle ne fût construite que plusieurs années après la présidence de George Washington, certains, et en premier lieu le comté de New Kent en Virginie, suggèrent que le nom provient de celui de la maison où vécut l'épouse de Washington, Martha Custis Washington : White House Plantation située dans le comté. En effet, c'était, semble-t-il, un endroit cher aux époux[23].

Évolution du bâtiment

De l'inauguration, en 1800, à l'incendie de 1814

John Adams fut le premier président à résider pour quelques mois dans le bâtiment, à partir du [14]. Deux jours après son emménagement, il écrivit une lettre à sa femme Abigail, dans laquelle on trouve une prière pour le bâtiment :

« Je prie le Ciel d'accorder sa meilleure bénédiction à cette Maison et à tous ceux qui l'habiteront dans l'avenir. Puisse-t-il que seuls des hommes honnêtes et sages règnent sous ce toit[24]. »

Franklin Delano Roosevelt a fait inscrire cette bénédiction d'Adams sur les rideaux de la State Dining Room (salle à manger d'État). Adams n'y a vécu que très brièvement avant que n'emménage Thomas Jefferson, qui s'est beaucoup intéressé aux améliorations à apporter à la Maison-Blanche. Avec l'aide de Benjamin Henry Latrobe, il dessina les plans des colonnades Est et Ouest : de petites ailes qui permettent de garder les activités domestiques à l'abri des regards[14]. De nos jours, les vestibules de Jefferson relient la résidence aux ailes Est et Ouest.

Le vestibule occidental de Jefferson, à gauche, sur une gravure du XIXe siècle. Il menait à l'origine à une étable et à une blanchisserie. Il fut aménagé plus tard en piscine pour Franklin Roosevelt. Le président Nixon le transforma pour en faire la salle de conférence de presse.

En août 1814, pendant la guerre anglo-américaine de 1812, une très grande partie de la ville fut brûlée par les troupes britanniques en représailles de l'incendie du Parlement du Haut-Canada, lors de la bataille de York (l'actuelle Toronto)[25]. La Maison-Blanche fut très endommagée et seuls les murs extérieurs restèrent debout. Une légende veut qu'après une reconstruction intérieure, les murs des façades aient été peints en blanc pour masquer les dégâts causés par la fumée[26] lui donnant du coup le nom de « Maison-Blanche ». Cependant, on prétend qu'il n'en fut rien puisque la maçonnerie fut tellement affaiblie par l'incendie qu'il fallut abattre ces murs[27].

Parmi les décombres de la Maison-Blanche, seuls deux objets ont pu être récupérés : une peinture de George Washington sauvée par la future Première dame, Dolley Madison[16], et une boîte à bijoux renvoyée au président Roosevelt, en 1939, par un Canadien qui avoua que son père l'avait subtilisée à Washington[25]. Le reste du butin de guerre fut irrémédiablement perdu lors du naufrage de la flotte britannique menée par le HMS Fantome. Les navires qui reliaient Prospect à Halifax furent en effet pris au cur d'une tempête dans la nuit du [28],[29].

Après l'incendie, Latrobe et Hoban conçurent un nouveau plan et suivirent l'avancement des travaux de reconstruction. Le portique sud a été construit en 1824 et celui du nord en 1830, et, bien que des portiques semblables aient été proposés par Latrobe au cours de la reconstruction après l'incendie de 1814, ceux qui furent édifiés ont été conçus par Hoban[14],[30]. Contrairement à une idée répandue, le portique nord n'a pas été copié sur un autre bâtiment de Dublin, le Viceregal Lodge (désormais, la résidence du président d'Irlande), dont le portique est postérieur à la conception des portiques de la Maison-Blanche. On peut noter une variation de l'ordre ionique sur les colonnes du portique nord, par l'incorporation de roses entre les volutes. Ceci a été fait pour relier le nouveau portique à l'entrée, au-dessus de laquelle sont gravées des roses. Le portique sud a été construit en 1829. La similitude entre ce portique et un portique elliptique avec les escaliers incurvés du château de Rastignac est fréquemment soulignée comme une source probable[31]. Les décorations des deux portiques ont été réalisées par des artisans italiens venus à Washington pour aider à la construction du Capitole des États-Unis.

La construction de l'aile Ouest

La Maison-Blanche fut la cible d'attaque le quand le président de l'époque, John Tyler, mit son véto à un projet de loi concernant l'établissement de la deuxième banque des États-Unis. Le rassemblement devant la Maison-Blanche de membres du Parti libéral en colère tourna à l'émeute. Celle-ci est à ce jour la plus violente démonstration de force ne s'étant jamais déroulée devant la Maison-Blanche de toute l'histoire des États-Unis.

À l'époque de la guerre de Sécession, la Maison-Blanche commença à manquer de place. Il y eut également des contestations au niveau de sa localisation, juste au nord d'un canal et d'une zone marécageuse, propices au développement du paludisme et d'autres maladies[32]. Le général de brigade Nathaniel Michler fut chargé de trouver des solutions à ces interrogations[32]. Il proposa d'abandonner la Maison-Blanche en tant que résidence, pour qu'elle ne serve plus qu'à l'administration. Il préconisa alors que la famille présidentielle s'installe sur un nouveau domaine, au parc de Meridian Hill, à Washington[32]. Ce plan fut rejeté par le Congrès.

Quand Chester Alan Arthur prend ses fonctions en 1881, il ordonne qu'une rénovation de la Maison-Blanche soit réalisée dès que la veuve du précédent président, Lucretia Garfield, déménage. Arthur inspecte le travail presque tous les soirs et fait plusieurs suggestions. Il est demandé à Louis Comfort Tiffany d'envoyer des créateurs pour l'aider. Plus de vingt wagons de meubles et d'articles ménagers sont retirés du bâtiment et vendus aux enchères publiques[33]. Seuls sont sauvés les portraits de John Adams et de Martin Van Buren[34]. Une proposition émerge même pour construire une nouvelle résidence au sud de la Maison-Blanche, mais elle échoue faute d'appui. À l'automne 1882, les travaux effectués sur le couloir principal comprennent la teinte des murs couleur olive pâle avec des carrés de feuilles d'or et la décoration du plafond en or et argent avec des traceries colorées qui représentent les lettres « USA ». La Red Room est peinte en rouge sombre de Poméranie et son plafond est orné d'étoiles d'or, d'argent et de cuivre, ainsi que de bandes rouges, blanches et bleues. Un miroir d'une quinzaine de mètres, orné de pierres de chez Tiffany, soutenu par des colonnes de faux marbre, remplace les portes en verre qui séparent le couloir principal à partir du vestibule septentrional[35].

En 1891, la femme du président Benjamin Harrison, Caroline, proposa de construire des extensions à la Maison-Blanche : une aile nationale à l'est pour une galerie d'art historique et une aile pour les fonctions officielles à l'ouest[32]. La conception fut confiée au colonel Theodore A. Bingham, qui suivit scrupuleusement les recommandations de madame Harrison[32]. En 1901, Theodore Roosevelt emménagea dans la Maison avec sa famille nombreuse, révélant ainsi un manque de place criant[32]. Le cabinet McKim, Mead and White fut engagé pour mener les rénovations et la construction des extensions dont celle de l'aile Ouest. Pendant les travaux, qui durèrent près de quatre mois en 1902[6], la famille présidentielle avait élu domicile au 22 Jackson Place[32]. Dès 1909, le président Taft requit davantage de place. L'architecte Nathan Wyeth fut chargé d'agrandir l'aile Ouest, avec notamment l'ajout du bureau ovale en 1910[32],[6]. Sous le mandat de Coolidge, un quatrième étage est élevé[36]. En 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale et sous l'administration Roosevelt, l'aile Est et un bunker (Presidential Emergency Operations Center) sont aménagés[36] pour faire face à un éventuel bombardement[22].

La reconstruction de Truman

Après des décennies de mauvais entretien et la construction d'un quatrième étage sous l'administration Coolidge, la structure de brique et grès était en piteux état et menaçait de s'effondrer[14],[37]. Au mois d', une section du plancher s'effondra, obligeant la fermeture de la chambre et de la salle de bain de Truman. Une rénovation nécessitant le démantèlement complet des espaces intérieurs, la construction d'une nouvelle armature en acier et la reconstruction des salles originales dans la nouvelle structure fut indispensable[37]. Les travaux seront exécutés par l'entrepreneur John McShain de 1949 à 1951, obligeant, dès 1948, le président Truman à abandonner provisoirement la Maison-Blanche pour s'installer de l'autre côté de la rue, à Blair House[38]. Seule la nouvelle aile Ouest resta opérationnelle durant les travaux, obligeant Truman à traverser Pennsylvania Avenue chaque matin et après-midi pour se rendre au Bureau ovale.

On profita alors de cette restructuration pour apporter quelques modifications au plan initial (notamment au rez-de-chaussée), la plus importante étant la reconfiguration de l'escalier principal (Grand Staircase) dont le palier débouche désormais sur le hall d'entrée (Entrance Hall), au lieu du hall central (Cross Hall)[37]. La climatisation a également été ajoutée, tandis que deux sous-sols additionnels ont été creusés afin de fournir l'espace nécessaire pour des salles de travail, une chambre de stockage et un abri anti-aérien[14].

Bien que la Maison-Blanche ait été sauvée par cette reconstruction, la majorité des éléments ayant une valeur historique furent néanmoins sacrifiés. Ainsi, la majorité des plâtres originaux, dont certains dataient des travaux de 1814-1816, étaient trop endommagés pour pouvoir être réinstallés (tout comme le robuste lambris original de style Beaux-Arts, dans l'East Room). Tandis que l'armature originale en bois de la maison servit pour le lambrissage de la salle Vermeil, de la bibliothèque, de la salle des Porcelaines et de la salle des Cartes[39].

La famille Truman reprit possession de la Maison-Blanche à partir du [14].

La restauration Kennedy

Jacqueline Kennedy, la femme du président John Fitzgerald Kennedy (1961-1963), a mené la plus importante des redécorations de l'intérieur de la Maison-Blanche, l'ayant trouvé négligé[22]. Elle fit transformer l'intérieur de nombreuses pièces afin de leur rendre leur aspect du XIXe siècle, utilisant souvent des meubles de grande qualité entreposés et oubliés dans les sous-sols[40]. Henry Francis du Pont, du musée Winterthur, a dirigé le White House Fine Arts Committee (Comité des Beaux-Arts de la Maison-Blanche). Des recherches furent conduites pour l'utilisation et la décoration des premières pièces principales de la maison. Chaque pièce fut décorée dans un style correspondant à différentes périodes des débuts de la République : le style fédéral pour la Green Room, le style Empire français pour la Blue Room, le style Empire américain pour la Red Room, le style Louis XVI pour la Yellow Oval Room et le style victorien pour la Treaty Room[40],[22]. Des meubles anciens, ainsi que des tissus et des objets décoratifs ont été acquis, sur la base de documents historiques de chaque période. Une grande partie des antiquités, des peintures et des autres améliorations de la période Kennedy proviennent de riches donateurs, parmi lesquels la famille Crowninshield, Jane Engelhard, Jayne Wrightsman et la famille Oppenheimer.

Le Bureau du conservateur de la Maison-Blanche (White House Office of the Curator) est créé.

La restauration Kennedy a eu comme conséquence de donner (re)naissance à une Maison-Blanche majestueuse qui rappelait l'intérêt des présidents Madison et Monroe pour la France. La quasi-totalité de l'inspiration française provient du décorateur d'intérieur, Stéphane Boudin de la maison Jansen à Paris[40]. Ce cabinet d'architecture d'intérieur a également conçu les intérieurs pour Elsie de Wolfe, Lady Olive Baillie, les familles royales de Belgique et d'Iran, la Reichsbank allemande pendant la période du national-socialisme et le château de Leeds dans le Kent. Le premier guide de la Maison-Blanche a été réalisé sous la direction du conservateur Lorraine Waxman Pearce, sous la supervision de Jacqueline Kennedy[41]. La vente de ces guides aide à financer les restaurations.

Pour financer les travaux, la Première dame réussit à réunir en trois ans 1,5 million de dollars (dons, prêts de tableaux). Le 14 février 1962, elle apparaît dans une émission télévisée afin de présenter le résultat de la rénovation de la Maison-Blanche aux Américains. Avec 46,5 millions de téléspectateurs, le programme rafle 75 % de l'audience[22].

Création du Comité de préservation de la Maison-Blanche

La Red Room, au premier étage.
Barack Obama avec Joe Biden, en 2009.

Le Comité des Beaux-Arts des Kennedy est devenu par un ordre exécutif de Lyndon B. Johnson, après approbation du Congrès, le Comité pour la préservation de la Maison-Blanche. Sa mission consiste à maintenir l'intégrité historique de la Maison-Blanche[42]. Le comité travaille en collaboration avec la famille du président, représentée par la première dame, le conservateur et l'huissier en chef de la Maison-Blanche. Depuis la création du comité, chacune des familles présidentielles a effectué des changements au sein des appartements familiaux[43]. Cependant, les changements afférents aux salles d'État doivent être approuvés au préalable par le comité.

Sous l'administration Nixon, Pat Nixon a totalement remis à neuf la Green Room, la Blue Room et la Red Room, en collaboration avec Clement Conger[44]. Avec plus de 600 objets nouvellement introduits, il s'agit de la plus importante acquisition réalisée sous une administration[45]. Son mari choisit de créer une salle de presse moderne à l'emplacement de l'ancienne piscine de Franklin Delano Roosevelt[46]. Nixon ajoute également une salle de quilles dans le sous-sol de la Maison-Blanche[47]. Sous l'administration Carter, des ordinateurs et la première imprimante laser sont installés à la Maison-Blanche. L'utilisation de l'ordinateur s'accroit de plus en plus sous l'administration Reagan[48]. Reagan fait également retirer une innovation de l'ère Carter : un ensemble de panneaux solaires monté sur le toit et alimentant un chauffe-eau[49],[50]. De nouvelles transformations sont entreprises dans les années 1980 par Nancy Reagan, l'épouse du président Ronald Reagan[51]. La Maison-Blanche obtient le statut de musée en 1988[51]. Dans les années 1990, Hillary Clinton fit refaire certaines pièces par un décorateur de l'Arkansas, Kaki Hockersmith[52]. L'administration Clinton vit ainsi une rénovation de l'East Room, de la Blue Room, de la State Dining Room et de la Lincoln Sitting Room. Une nouvelle restauration de la Lincoln Bedroom, de la Green Room et de l'East Room sous l'administration du président George W. Bush[52]. En 2010, Barack Obama décide de réinstaller des panneaux solaires sur le toit de la résidence[53].

La Maison-Blanche est un des quelques bâtiments du gouvernement à Washington accessible aux personnes en fauteuil roulant. Des aménagements furent en effet effectués pendant la présidence de Franklin Delano Roosevelt qui devait se déplacer en fauteuil roulant, à la suite d'une poliomyélite. D'ailleurs, dans les années 1990, à l'initiative de la directrice du Bureau des Visiteurs, une rampe d'accès fut ajoutée au corridor de l'aile Est. Elle facilite l'accès aux personnes à mobilité réduite pour les visites et les évènements spéciaux, par le biais de l'entrée sécurisée du côté est. Le président ne sort de la résidence qu'en convois de voitures ou en hélicoptère. Le président Dwight David Eisenhower fut le premier président à voyager en hélicoptère depuis la Maison-Blanche[54].

Composition du bâtiment

Complexe de la Maison-Blanche

De nos jours, le petit groupe de bâtiments de la présidence est connu sous le nom de Complexe de la Maison-Blanche. Il comprend le bâtiment central appelé résidence exécutive (Executive Residence), encadré par l'aile Est et l'aile Ouest (West Wing). Le Old Executive Office Building, un grand immeuble qui abrite le Bureau exécutif du président des États-Unis et le bureau du vice-président et situé à proximité immédiate de l'aile Ouest est quelquefois inclus sous ce terme.

Le fonctionnement de tout les jours de la Maison-Blanche est coordonné par l'huissier en chef de la Maison-Blanche (White House Chief Usher).

Il est difficile de se rendre compte de la taille de plus de 5 100 m2[55],[36] de la Maison-Blanche, car une grande partie est souterraine ou cachée par le paysage. Elle comporte[56] :

  • 132 pièces[36] sur
    • 4 étages dans la Résidence exécutive ;
    • 2 étages dans l'aile Est ;
    • 2 étages dans l'aile Ouest ;
  • 35 salles de bains ;
  • des dizaines de bureaux, dont celui du président (le célèbre Bureau ovale) ;
  • 412 portes ;
  • 147 fenêtres ;
  • 28 cheminées ;
  • 8 escaliers ;
  • 3 ascenseurs ;
  • un court de tennis / terrain de basketball ;
  • une allée de bowling ;
  • une salle de cinéma ;
  • une piste de jogging ;
  • un green de golf ;
  • une piscine ;
  • 16 chambres à coucher ;
  • 1 bunker.

Environ 1 800 personnes réparties en seize services travaillent à la Maison-Blanche[36]. Cinq chefs travaillent à temps plein dans les cuisines de la résidence.

La résidence exécutive

Le bâtiment original et historique de la Maison-Blanche se trouve au centre du complexe. Les deux colonnades (Est et Ouest), dessinées par Thomas Jefferson, servent à connecter le bâtiment principal aux deux ailes latérales. La résidence comprend les appartements du président, ainsi que les salles de cérémonie et de réceptions officielles. Elle comprend quatre étages plus deux sous-sol à fonction technique et de stockage.

Le rez-de-chaussée, le Ground Floor (rez-de-chaussée côté sud, mais en sous-sol côté nord, la résidence exécutive ayant été construite sur une butte). Ce niveau comporte[57] :

Lors de la rénovation Truman, le rez-de-chaussée a été agrandi, en creusant des espaces sous le portique nord qui abritent différents ateliers (menuiseries, fleuriste, etc.) et réserves, ainsi qu'une piste de bowling. L'accès à l'aile Ouest (via la Palm Room) et à l'aile Est (via le Visitor Foyer) se fait à cet étage.

Le premier étage, le State Floor est l'étage de réception. Il se compose[58] :

  • du hall d'entrée (Entrance Hall ou Grand Foyer) et du corridor (Cross Hall) ;
  • du Grand escalier (Grand Staircase) depuis le hall d'entrée permet l'accès à l'étage supérieur (un escalier de service et un ascenseur ont été également rajoutés pendant la rénovation Truman) ;
  • du salon Est (East Room), la plus grande pièce de la Maison-Blanche, servant à diverses manifestations publiques : conférences de presse, signatures présidentielles, concerts, etc. ;
  • du salon Vert (Green Room);
  • du salon Bleu (Blue Room);
  • du salon Rouge (Red Room) ;
  • de la salle à manger d'État (State Dining Room) ;
  • de la salle à manger familiale (Family Dining Room).

Il ouvre d'un côté sur le portique Nord (entrée principale en rez-de-chaussée) et de l'autre côté sur le balcon Sud au 1er étage avec un accès au jardin par un double escalier.

Le deuxième étage, le Second Floor, est l'étage de résidence de la famille présidentielle. Il accueille[59] :

Au sud, il ouvre sur le balcon Truman (Truman Balcony), qui fut rajouté au portique Sud sous la présidence Truman. Avant la construction de l'aile Ouest, le bureau du président et la salle de réunion du Cabinet se trouvaient à cet étage.

Le troisième étage, le Third Floor, est l'étage de détente pour la famille présidentielle. Il accueille[60] :

  • des chambres, une cuisine privée, un salon d'été ;
  • une salle de billard, une salle de sport, un salon de musique, une serre, et quelques pièces techniques.

Peu visible de l'extérieur, il ouvre sur le toit-terrasse qui ceinture l'étage. Il s'agissait au départ de simples combles servant de logement pour les domestiques et de réserves. Il fut progressivement aménagé et agrandi pour l'usage privé de la famille présidentielle.

L'aile Ouest